Calais : Les partisans de DSK se lancent dans la campagne
La Voix du Nord - 12/10/2006
Mardi, au café de Paris, les relais locaux de la candidature de Dominique Strauss-Kahn se sont réunis devant la presse : la campagne pour les primaires au sein du Parti socialiste est bel et bien lancée.
Les 16 et 23 novembre, les militants socialistes sont appelés à désigner le candidat à la prochaine élection présidentielle. Si Ségolène Royal a tendance à focaliser l’attention et écraser la concurrence, les partisans de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn ne partent pas battus d’avance.
Mardi soir, les correspondants locaux de la côte d’Opale se sont réunis. David Caron (5e circonscription), Anne Eimann (6e), Philippe Blet (6e), Patrice Cambraye (section de Calais) et Marcel Pruvot (7e), ont rappelé d’abord que la vérité de l’automne n’est que rarement celle du printemps suivant. « Si on ne se fiait qu’aux sondages, François Mitterrand n’aurait jamais été élu, et Delors et Balladur se seraient affrontés au deuxième tour en 1995 », rappelle Philippe Blet. Certes, l’adversaire premier des socialistes, c’est la droite. Mais dans un premier temps, c’est l’obstacle Ségolène Royal que les DSKistes vont devoir franchir. Pas simple. « Le vote de novembre, c’est pas la Star Ac’, il va falloir se fonder sur un projet et non sur une image », tranche Philippe Blet. Anne Eimann ajoute : « Il ne faut pas s’arrêter au fait que Ségolène Royal est une femme, il faut
aller plus loin. » Bref, DSK serait le meilleur rempart contre la peoplisation de la politique ? Oui, mais pas seulement : « C’est un homme de terrain, un homme d’écoute. Il a été profondément marqué par sa visite auprès des réfugiés et des associations, à Calais, en mai dernier », indique Philippe Blet.
Promis, après le 23 novembre, les socialistes seront unis comme un seul homme derrière le (ou la) candidat(e) désigné(e). D’ici là, un rude travail de persuasion auprès des militants va être engagé dans chacune des sections de la région. •
B. M.
Environ quatre-vingts personnes ont assisté, jeudi soir, au siège du PS, rue Copernic, au lancement du comité de soutien à Dominique Strauss-Kahn dans le Béthunois. En maître de tribune, Jacques Mellick fils, entouré de très rares élus, militants, sympathisants et anonymes.
Un peu seul, un peu nu Jacques Mellick fils. C’est la première fois qu’il était en réunion à Copernic sans son père. Un signe de changement et d’ouverture. Un peu seul aussi car les élus locaux étaient rares jeudi soir, à part Christelle Fauchet, conseillère régionale à Auchel. Serge Janquin, premier secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, soutient également Dominique Strauss-Kahn mais n’était pas là et Alain Wacheux, maire de Bruay, était en déplacement. Jacques Mellick fils ne désespère cependant pas de rallier d’autres caciques du PS, notamment la députée arrageoise Catherine Génisson.
Si Jacques Mellick père avait annoncé son choix en faveur de Ségolène Royal en toute simplicité, son fils, lui, avait transformé la salle Copernic pour lancer ce comité de soutien. Des affiches de DSK et de son livre sur tous les murs et sur les tables et une disposition inhabituelle, en cercle, pour favoriser l’échange et rapprocher des gens qui ne se connaissent pas forcément.
Pourquoi Dominique Strauss-Kahn est le meilleur candidat socialiste pour faire gagner la gauche ? Ce n’est pas une nouveauté pour Jacques Mellick fils, qui fait partie depuis 3/4 ans du cercle de réflexion À gauche en Europe mis en place par l’ancien ministre et Michel Rocard. La continuité d’un engagement donc. Un engagement « du coeur et de la raison ». « Dominique Strauss-Kahn est d’abord un homme de conviction et de volonté. La première exigence d’un candidat de gauche est de redonner un sens à l’action politique. DSK est cet homme-là. Son expérience ministérielle et son parcours politique parlent pour lui. Il sera un président qui dirige et qui s’engage, un président acteur et responsable, un président qui fixe le cap et tient la barre. »
Un choix de société
Les Mellick père et fils se rejoignent sur un point : la social-démocratie. Tous deux se reconnaissent dans leur candidat sur cet aspect. « DSK propose un nouveau pacte social à la France. Une méthode basée sur l’écoute, le dialogue, l’explication, l’action. C’est le contraire de la rupture. À l’opposé du libéralisme et de sa loi du plus fort, Dominique propose la méthode social-démocrate basée sur la négociation des partenaires sociaux. » Et de citer, en exemple, la gratuité des soins jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire, la création d’un service public de la petite enfance… Une autre raison de l’engagement de Jacques Mellick fils, c’est l’engagement de DSK pour l’Europe. « Une Europe politique, économique, sociale avec un revenu minimum européen et de grands services publics. » Pour Jacques Mellick père et fils, le but est le même : gagner et faire barrage à Nicolas Sarkozy. Aussi, sans l’ombre d’une hésitation, si le candidat espéré n’est pas retenu par les militants, tous deux assurent être derrière le candidat socialiste retenu. « Ou on bascule dans le libéralisme, ou dans la social-démocratie. C’est un choix de société qui va s’opérer en 2007. » •
ELSA LAMBERT-LIGIER - La Voix du Nord - 14/10/2006
Le premier débat socialiste

Les trois présidentiables les socialistes ont livré mardi soir leurs recettes économiques et sociales lors d'une confrontation en parallèle inédite en France qui a permis de faire émerger leurs divergences sur les 35 heures et l'augmentiont du Smic. Comment les avez-vous trouvés ?
Ecouter le chronique :

France Culture - samedi 21 octobre 2006
Le magazine de la rédaction préparé par Frédéric Carbonne et réalisé par Annie Brault
Une femme, deux hommes et un parti..L'automne est la saison où l'on ramasse les feuilles au PS, où les candidats remettent leurs copies quasi-quotidiennement devant les caméras et les militants, et où ces militants vont voter le 16 et le 23 novembre s'il y a un deuxième tour pour dire qui de Ségolène Royal, Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn représentera les socialistes à l'élection présidentielle. Ce soir, nous ne chercherons pas à alimenter le concours de pronostic, nous avons plutôt choisi au travers des deux plus importantes fédérations, Paris et le Pas de Calais, de vous faire entendre de quelle manière le Parti Socialiste vit de l'intérieur cette primaire inédite. Où l'on se rendra compte que les débats vont de "qu'est-ce que la gauche aujourd'hui à quel horaire est le plus pertinent pour organiser le scrutin. Et où le souci de contrôler cette compétition pour éviter d'affaiblir le parti est présent dans tous les esprits.
En prise directe avec le PS, c'est un reportage de François-René CRISTIANI
La Voix du Nord - 24/10/2006
Vendredi soir, dans l’antre du Brussel’s café, place du Cantin, une naissance est intervenue. Celle d’un comité de soutien à Dominique Strauss Kahn, candidat à la candidature des socialistes pour l’élection présidentielle de 2007.
Vendredi, François Dubrulle était partagé entre deux sentiments. Le jeune militant socialiste était heureux de pouvoir dire qu’un comité de soutien officiel à Dominique Strauss Kahn était en place et qu’il en serait le correspondant sur la 13e
L’important était ailleurs. Dans la volonté de faire une place à Dominique Strauss Kahn dans ce bassin minier qui ne le connaît guère. Pour François Dubrulle et plusieurs militants, il paraît évident que l’ancien ministre des Finances représente la candidature socialiste la plus crédible : « Il s’agit de le faire savoir. Pour y parvenir, il faut une méthode de travail. Pour les idées, DSK se défend très bien lui-même. » D’où là naissance d’un comité à part entière dans la circonscription. « Nous essaierons ainsi de participer à tous les débats au sein des différentes sections. » Le premier se tenait justement un peu plus tard dans la soirée, salle Jean-Nohain. L’occasion pour Pierre Moscovici, fidèle lieutenant de DSK, de monter au créneau pour défendre les idées du « patron » et provoquer une prise de conscience chez des militants lensois, orphelins de Lionel Jospin depuis son retrait. L’ancien Ministre des affaires européennes a martelé que son chef de fil était le véritable héritier de l’ex-Premier ministre et qu’à ce titre, les militants devraient pouvoir se retrouver naturellement dans la candidature de Dominique Strauss Kahn. Tout l’enjeu se trouve là bien entendu. Si les militants du bassin minier estiment effectivement que c’est le cas, ils pourraient peser lourd dans la balance des votes du mois de novembre. Rappelons que la Fédération du Pas-de-Calais est la deuxième plus
importante en France et que les sections de Lens et de Liévin constituent les pierres angulaires de ce système. « Ah qu’il est doux de se sentir aimé ! » Les militants locaux pourraient faire de cet adage une devise ou presque… Les « Strauss-Kahniens » sont fermement décidés à faire campagne en tout cas et parmi eux, Michèle San Vicente. Le sénateur-maire socialiste d’Annay-sous-Lens a choisi cette voie sur la base d’un constat : « celui des programmes des trois candidats en lice. J’étais partagée entre DSK et Ségolène mais finalement, le choix s’est fait presque naturellement et j’ai la sensation que le ressenti des militants, ceux d’Annay du moins, était sensiblement identique. » Dans la salle, un autre socialiste, Frédéric Dziurla, indécis lors du fameux meeting de Lens, dit avoir été convaincu depuis. Seront-ils nombreux dans ce cas ? Ils sont devenus les porte-étendards de DSK. Ils se trouvent aujourd’hui en première ligne. YVES PORTELLI
Revoir le débat du 24 octobre
Débat PS n°2
envoyé par Lamacz Laurent
Réactions des internautes sur le deuxième débat : réponses des visiteurs du site LCI.fr à la question « Lequel des 3 prétendants PS vous a le plus convaincu lors du deuxième débat télévisé ? » (3786 votants) :
Dominique Strauss-Kahn : 44%
Laurent Fabius : 40%
Ségolène Royal : 15%
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