Avec DSK, c'est sûr, la gauche dure
Le 4 mai dernier, près de 90 réunions se sont tenues un peu partout en France pour soutenir la candidature de DSK.
Des personnalités membres de Socialisme et Démocratie telles que Michel DESTOT, Bernard SOULAGE, Pierre MOSCOVICI, Jean-Christophe CAMBADELIS, Claude EVIN, Alain RICHARD, ou encore Catherine TRAUTMANN par exemple, en ont animées dans plusieurs départements.
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PARIS (AFP) - Dominique Strauss-Kahn, distancé comme les autres tenors socialistes par Ségolène Royal dans la course à l'investiture du PS pour 2007, a lancé jeudi une contre-attaque: 80 réunions de ses partisans se sont tenues dans toute la France, avant une série d'autres initiatives en mai.
L'ancien ministre de l'Economie et des finances de Lionel Jospin a choisi de se démarquer de "l'effet de mode" que symbolise pour ses fidèles la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. "Avec DSK, c'est sûr, la gauche dure", tel est le mot d'ordre de ses troupes. Ces réunions, que devaient animer pratiquement dans chaque département des personnalités et élus comme les ex-ministres Claude Evin, Pierre Moscovici, Alain Richard, Catherine Trautmann, apparaissent comme des embryons de comités de soutien, même si le mot n'est pas prononcé.
Le député du Val-d'Oise mise sur "son expérience, sa compétence, sa créativité, que personne ne met en cause", pour percer dans le parti, selon son "lieutenant" Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris. Il est persuadé que l'accumulation des menaces en France mais aussi dans le monde, comme les tensions avec l'Iran sur le nucléaire et la Russie sur les livraisons de gaz, imposeront le choix d'un profil comme le sien. "Dans le monde laissé par Chirac, il faut toutes ces qualités pour pouvoir s'imposer, il ne faut pas chercher une victoire éphémère", ajoute M. Cambadélis.
Le 13 mai, Dominique Strauss-Kahn réunira à Paris l'ensemble des responsables départementaux de Socialisme et Démocratie, son réseau au PS.
Le 22, il publiera chez Grasset un livre, dont le titre n'a pas encore été trouvé, où il exposera "ses solutions" pour le pays, tout en distillant quelques "piques", selon son entourage. Il lancera le lendemain un site internet DSK2007.net, et réunira le 29 le gratin de la gauche social-démocrate européenne.
Le secrétaire national aux élus du PS multiplie aussi les déplacements en province. Il en aura une quinzaine en mai. "Redresser la France, combattre le danger Sarkozy, prémunir la gauche d'un nouveau 21 avril", date de l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002: tel est le message qui doit sortir des 80 réunions de jeudi, selon M. Cambadélis. DSK a pour l'instant limité ses pertes de soutiens au profit de Ségolène Royal (les maires de Lyon Gérard Collomb et de Pau André Labarrère), et gagné celui d'Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris.
Ses amis jugent "extrêmement surprenant qu'il y ait aussi peu de ralliements pour elle, alors qu'elle est depuis longtemps au faîte des sondages et qu'elle part de zéro soutien dans le PS". S'ils ne pronostiquent pas un net reflux de l'engouement en faveur de la députée des Deux-Sèvres, ils affirment que cela ne suffira pas à emporter l'adhésion des militants quand ils choisiront le candidat fin novembre. "Il va y avoir une campagne, un sondage n'est pas un vote", répètent-ils.
Les strauss-kahniens comptent sur une procédure de mise à l'épreuve des prétendants socialistes à l'Elysée. "On ne peut pas diriger la France sans avoir testé leurs capacités", font-ils observer.
http://fr.news.yahoo.com/04052006/202/presidentielle-
2007-dominique-strauss-kahn-contre-attaque.html