Strauss-Kahn pour un pôle public de l'énergie en France, dans un cadre européen

Alors que le projet de privatisation de GDF est examiné à partir de ce jeudi à l'Assemblée, le député du Val-d'Oise a réaffirmé, dans un entretien à Libération, son opposition à un texte "dangereux".
Il a indiqué "ne pas avoir d'hostilité de principe à une ouverture du capital d'une entreprise publique à la condition que cela soit (...) dans l'intérêt de l'entreprise, de ses salariés et des Français".
"Ce n'est pas le cas avec la fusion Suez-GDF. D'abord, le consommateur sera la principale victime de cette opération en raison des hausses du prix du gaz qu'elle va entraîner. Ensuite, ce mariage limite considérablement la capacité à satisfaire les missions de service public (...) Par ailleurs, cette fusion ne contribue pas à renforcer notre sécurité d'approvisionnement. Enfin, on crée un concurrent inutile qui va déstabiliser EDF", a-t-il expliqué.
"Si le monopole a toujours des inconvénients, le monopole privé, lui, est la pire des situations", a-t-il ajouté. Il a justifié la guérilla parlementaire de l'opposition "face à un gouvernement qui restreint notre temps de parole et menace d'utiliser le 49-3".
Selon l'ancien ministre de l'Economie, si la gauche l'emporte en 2007, "il faudra reprendre le débat avec nos partenaires pour construire l'Europe de l'énergie". Le prochain président de la République devra "préparer l'après-pétrole", a-t-il ajouté.
Il a indiqué "ne pas avoir d'hostilité de principe à une ouverture du capital d'une entreprise publique à la condition que cela soit (...) dans l'intérêt de l'entreprise, de ses salariés et des Français".
"Ce n'est pas le cas avec la fusion Suez-GDF. D'abord, le consommateur sera la principale victime de cette opération en raison des hausses du prix du gaz qu'elle va entraîner. Ensuite, ce mariage limite considérablement la capacité à satisfaire les missions de service public (...) Par ailleurs, cette fusion ne contribue pas à renforcer notre sécurité d'approvisionnement. Enfin, on crée un concurrent inutile qui va déstabiliser EDF", a-t-il expliqué.
"Si le monopole a toujours des inconvénients, le monopole privé, lui, est la pire des situations", a-t-il ajouté. Il a justifié la guérilla parlementaire de l'opposition "face à un gouvernement qui restreint notre temps de parole et menace d'utiliser le 49-3".
Selon l'ancien ministre de l'Economie, si la gauche l'emporte en 2007, "il faudra reprendre le débat avec nos partenaires pour construire l'Europe de l'énergie". Le prochain président de la République devra "préparer l'après-pétrole", a-t-il ajouté.
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