DSK promet d'engager un "pacte de l'Elysée"

Publié le par Comité de Soutien 62 Dominique STRAUSS-KAHN

AP | 16.10.06 | 15:27

PARIS (AP) -- C'est le "pacte de l'Elysée" de DSK: Dominique Strauss-Kahn s'est engagé lundi à lancer dès le début 2007 une vaste négociation avec les partenaires sociaux sur la question du pouvoir d'achat, des retraites ou de la santé au travail s'il était désigné par le PS dans un mois, puis élu à la présidence de la République.
"C'est l'engagement du président de la République, sous son égide, de mettre en place une négociation qui redéfinisse ce qu'est le compromis social dans notre pays", a-t-il exposé lors d'une conférence de presse à l'Assemblée. Et le candidat n'entend pas perdre de temps: s'il était désigné par les militants du PS en novembre, il engagerait les discussions avec les partenaires sociaux "dès le début de l'année 2007", soit avant le scrutin présidentiel.
Ce "pacte de l'Elysée" porterait sur un "ordre du jour large": le pouvoir d'achat, avec l'augmentation du Smic et des autres revenus; la création d'une "sécurisation professionnelle" face aux "accidents des carrières" et pour permettre à "chaque salarié d'avoir dans sa vie la possibilité d'un an de formation"; les retraites, en prenant en compte la pénibilité; la santé au travail.
Autant de mesures qui figurent dans les grandes lignes dans le projet du PS et que DSK s'est gardé de détailler, renvoyant à la négociation. Agacé qu'on l'imagine régulièrement Premier ministre d'une Ségolène Royal présidente, il a affirmé que ce "pacte" ne saurait être mis en oeuvre depuis Matignon: "c'est le président qui doit organiser le retour à la confiance et redéfinir le compromis social", a martelé ce partisan d'un "président qui agisse".
A la veille de sa première grande confrontation télévisée avec Ségolène Royal et Laurent Fabius sur les questions économiques et sociales, l'ancien ministre de l'Economie a profité de ce point de presse aux allures de cours magistral pour détailler ses idées face au "risque de déclassement" de la France. Des propositions qui "précisent" le projet du PS, dont il s'est parfois affranchi.
Il a ainsi proposé de créer un "fonds de réindustrialisation" face aux délocalisations, d'obliger les entreprises qui licencient alors qu'elles font des profits à continuer à verser la taxe professionnelle pendant trois ans. Il souhaite aussi contraindre les entreprises de plus de 200 salariés à embaucher un quota d'apprentis ou rendre les soins gratuits "pour le million d'enfants pauvres".
Au passage, Dominique Strauss-Kahn s'est dit "très fier" du soutien apporté par l'ancien ministre PS de la Justice Robert Badinter.

Publicité

Publié dans Comité de soutien DSK

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
e vertige ou la fascination du vide<br /> je vous encourage à exmainer avec attention les blogs des 3 candidats ... Celui de SR est probablement le plus esthétique: du bleu, des nuages .... une fois plongé dna le détail, c'est la purée de pois. Du barratin, des bonnes et mauvaises intentions, pas l'ombre de grand chose de constructif hormis une litanie d'intentions et de voeux pieu. Même Bayrou va finir pour passer pour un révolutionnaire par comparaison (allez y lisez faites le test). Je suis désemparé face à cet emballement ! Comparez les comités de soutien : Badinter se positionne pour DSK. Parmi les vivants qui peut annoncer mieux ? En politique, il existe peu de vigies : pour moi, au PS, ces vigies ont pour noms Badinter, Rocard et Delors. Vous imaginez le gouvernement de SR (Montebourg, Vals ...) ? Et celui de Fabius (bonjour le plan de table ...). SVP Libé halte à la dictature des sondages : c'est cher et on s'en fout : Passez les propositions à la moulinette que l'opinion puisse ourir les yeux !
Répondre
B
Royal=chantal goya de la politique<br /> Argument de base du ségoléniste moyen: "vas-y ségo, ces vieux éléphants méchants ne t'atteindront pas avec leur méchanceté "... 1. Je ne vois pas de méchanceté chez DSK; je ne vois que des arguments de fond 2. Du côté du Ségoléniste moyen, aucun argument de fond au contraire... Il se fonde sur des sondages (douteux), assénés à coups de massue médiatique, et claironne fièrement sa foi en Mme Royal... Triste France si Ségolène gagne..
Répondre