Dominique Strauss-Kahn à Libercourt, en champion de la social-démocratie

Publié le par Comité de Soutien 62 Dominique STRAUSS-KAHN

Dominique Strauss-Kahn a conclu hier soir à Libercourt un périple à travers le Pas-de-Calais qui l’a emmené de Boulogne au bassin minier via Béthune.
Devant trois cents militants et sympathisants réunis à l’espace Léon-Delfosse, il a répété son ambition de faire de la France une social-démocratie moderne.

Dans la campagne interne du Parti socialiste, le Pas-de-Calais n’est certes pas majoritairement acquis à la cause de DSK mais celui-ci bénéficie de supporters de poids en la personne des maires de Libercourt, Carvin et Oignies. Des militants aussi croient en lui : « C’est le meilleur gestionnaire, il n’a jamais fait d’effet annonce. C’est une force tranquille qui a l’envergure de représenter la France », apprécie Gervais, de Leforest. « Sa force est de s’exprimer clairement, simplement et de mettre en avant le projet socialiste », note Olivier Lasak, secrétaire de la section de Noeux.
Arrivé avec une demi-heure de retard (sans Anne Sinclair), Dominique Strauss-Kahn a fait entendre sa différence dans le concert interne au PS. Une différence de plus en plus audible, selon lui : « Je sens que les choses bougent depuis début octobre. Tout est ouvert, rien n’est acquis pour personne. » Le projet DSK est ciblé sur une priorité qui est celle des Français, « angoissés pour eux et leurs enfants » : l’économie et le social. Objectif : « le plein emploi en moins de 10 ans ». Et de citer l’exemple du gouvernement Jospin qui avait su en son temps « retrouver la confiance ». Pour y parvenir, DSK parie sur la social-démocratie, c’est dire « gouverner la société en avançant étape par étape, en faisant passer les réformes par la négociation, pas par la loi. » Ainsi des 35 heures, revendiqués sur le fond mais pas sur la forme : « On a fait ça à l’ancienne, à la Napoléon ».
La méthode DSK ? « Réunir le patronat, les syndicats et l’État qui fait évoluer le rapport de force vers les syndicats  ». À appliquer aux grands enjeux de la société : la santé, les retraites, la revalorisation des carrières… Cette méthode à un nom : le pacte de l’Élysée, car le président de la République y joue un rôle moteur : « il est engagé, c’est un capitaine qui gouverne le navire, qui assume tout ».
DSK n’a évoqué ses rivaux que pour éreinter certaines de leurs propositions, secondaires à ses yeux (le SMIC à 1 500 E de Fabius, la démocratie participative de Royal). Mais il a désigné l’adversaire : Nicolas Sarkozy. Il se pose en homme apte à moderniser la gauche, « la rendre capable de faire élire et réélire ».
Après avoir répondu à quelques questions du public, le député du Val d’Oise est reparti comme il est venu : sous les acclamations, au son de son tube de campagne, « Strauss Kahn y va gagner ». Un tube que ses fans espèrent encore chanter après le vote des militants. • CHRISTOPHE LE COUTEUX

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Publié dans Comité de soutien DSK

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J
Il était temps qu’une parole vraie apparaisse, et qu’un programme économique lucide fasse son entrée sur l’arène politique. La médiatisation à outrance, la sémantique d’extrême droite portée par une candidate se réclamant du Parti Socialiste, cela choque et ne peut durer qu’un temps.Les militants au Zénith ne s’y sont pas trompés.Un discours humaniste porté par un social démocrate est par essence le discours que tous les militants du PS ont dans le cœur. Et ce discours, DSK l’incarne.Tout militant un peu sensé peut le comprendre, encore faut-il expliquer, expliquer encore, on ne vainc pas la peur et l’ignorance sans effort prolongé.
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