Quelques bonnes (et simples) raisons
Je le soutiens et je partage son combat, parce qu’il revendique et assume la clarté.
Clarté dans les idées, clarté dans le projet.
Il a des idées politiques claires, conformes à ce qu’attend la France, à ce qu’est le Parti socialiste aujourd’hui, et ce qu’il doit être dès 2007, quand il exercera de nouveau le pouvoir.
Il revendique son attachement viscéral au socialisme, un socialisme ancré dans la réalité d’aujourd’hui, et ne surfe pas sur la vague de l’opinion publique. Il dit ce qu’il entend faire, avance ses idées, les propose aux Françaises et aux Français. Telle est la responsabilité d’un responsable politique.
Il n’oublie pas les valeurs qui constituent les piliers de ce qui soude notre pays : liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité, sans oublier l’ouverture sur le monde.
Il est pour les compromis, les petits pas ? La belle affaire !
Les socialistes n’ont-ils pas été, tout au long du XXe siècle, des réformistes conscients, agissant pour faire avancer la société ? En 1936, bien sûr, quand ils accèdent au pouvoir et font voter des lois qui appartiennent aujourd’hui encore à notre patrimoine commun. Mais aussi avant, quand il s’est agi de faire voter, par exemple, les lois sur les retraites ouvrières. Ou encore dans les années cinquante, dans les balbutiements de la construction européenne, quand ils ont compris - pour préserver la paix, préparer l’avenir - qu’il ne fallait pas attendre que l’Europe soit socialiste pour… la construire. Ancrés dans le réel, ils ont passé des « compromis » avec d’autres sur des objectifs précis, en n’oubliant pour autant pas leur combat spécifique et leurs objectifs propres. C’est cela, le réformisme.
Les chances du socialisme restent grandes : l’essentiel est de ne pas les manquer. Pour les saisir, il faut un effort d’analyse et d’imagination constant. Conserver à l’esprit les grands principes, mais leur donner une application concrète en tenant compte de la réalité changeante. Mais, pour autant, ne pas se contenter d’être dans le vent, en feignant d’oublier l’idéal. Ni vivre sur un prétendu rapport des forces ou sur un monde qui ne sont plus les nôtres aujourd’hui.
Tout naturellement, Dominique Strauss-Kahn est le seul garant des chances du socialisme. Nous avons besoin de lui, et je me sens à l’aise à ses côtés.
Denis Lefebvre
Journaliste